Pigault-Lebrun : entre littérature et aventures

Pigault-Lebrun est un écrivain français du XVIIIe siècle, né en 1753 à La Chapelle-Montligeon et mort en 1835 à Paris. Il est connu pour ses romans populaires, souvent qualifiés de « romans de gare » avant l’heure, qui ont connu un grand succès auprès du public de l’époque. Mais derrière cette image d’auteur populaire se cache une vie tumultueuse, marquée par des relations amoureuses compliquées et une relation difficile avec son père.

Pigault-Lebrun est issu d’une famille modeste de la région de Mortagne-au-Perche. Son père, Jean Lebrun, est un marchand de draps qui souhaite que son fils suive ses pas. Mais Pigault-Lebrun préfère la littérature et la poésie, et il quitte rapidement le foyer familial pour tenter sa chance à Paris. Il y rencontre rapidement le succès grâce à ses romans, qui plaisent au public populaire de l’époque.

Mais derrière cette réussite se cache une vie amoureuse tumultueuse. Pigault-Lebrun est en effet connu pour ses nombreuses liaisons, souvent avec des femmes mariées. Il entretient notamment une relation passionnée avec une femme, qui lui inspire plusieurs de ses romans. Cette liaison est cependant interrompue brutalement lorsque la femme en question est arrêtée et emprisonnée pour adultère. Pigault-Lebrun est alors contraint de fuir Paris pour éviter d’être impliqué dans cette affaire.

Mais la relation la plus complexe de Pigault-Lebrun est sans doute celle qu’il entretient avec son père. Jean Lebrun est en effet très critique envers son fils, qu’il considère comme un fainéant et un rêveur. Il refuse de lui accorder son soutien financier, ce qui oblige Pigault-Lebrun à travailler dur pour subvenir à ses besoins. Cette relation difficile est souvent évoquée dans les lettres que Pigault-Lebrun échange avec ses proches. Dans l’une d’entre elles, il écrit ainsi : « Mon père me persécute, me blâme, me tourmente, me fait des scènes terribles. Je suis las de cette vie, je voudrais être mort ». Son est allé jusqu’à l’incarcérer à deux reprises et le retire des registres d’état civil. C’est donc suite à cet évènement qu’il prend le nom de Pigault-Lebrun

Malgré ces difficultés, Pigault-Lebrun continue d’écrire et de publier des romans qui rencontrent un grand succès. Il est élu à l’Académie française en 1812, consécration ultime pour un écrivain de l’époque. Il meurt en 1835, à l’âge de 82 ans, laissant derrière lui une œuvre abondante et variée.

Bibliographie :

– Lacour, Louis. Pigault-Lebrun, sa vie et ses œuvres. Paris : Librairie des Bibliophiles, 1877.
– Lacroix, Paul. Pigault-Lebrun, sa vie, ses amours, ses œuvres. Paris : Librairie des Bibliophiles, 1881.
– Chappey, Jean-Luc. Pigault-Lebrun, ou l’art de plaire. Paris : Fayard, 2003.

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