Marguerite Yourcenar - Réseau des maisons d'écrivain et patrimoines littéraires – Hauts-de-France

Marguerite Yourcenar

1903-1987

© Portrait Marguerite Yourcenar, ©Louis Monier

Figure incontournable de la littérature française du 20e siècle née à Bruxelles, Marguerite Yourcenar est l’auteure d’une œuvre foisonnante et inclassable comprenant des romans, des poèmes, des pièces de théâtre, des nouvelles, des essais, des traductions et des chroniques familiales. Grande voyageuse curieuse des civilisations anciennes et de la diversité culturelle, elle a puisé son inspiration dans la Grèce et la Rome antiques mais aussi dans la culture afro-américaine et dans les sagesses orientales, celles de l’Inde et du Japon en particulier. Amoureuse de la nature, consciente de la fragilité des écosystèmes et des dangers de la surpopulation, elle est une fervente humaniste et une écologiste avant l’heure.  Très attachée à la Flandre de son enfance et au domaine familial du Mont-Noir, à la frontière belge, elle reviendra à plusieurs reprises, à la fin de sa vie, sur les terres de ses ancêtres nordistes auxquels elle consacrera deux tomes de sa trilogie familiale : Archives du Nord (1977) et Quoi ? L’Éternité (1988) dans lesquels « la petite fille du château » raconte ses souvenirs et ses années de formation au contact de la nature et des animaux.

En 1951, Mémoires d’Hadrien lui vaut une reconnaissance internationale que confirmera en 1968, L’Œuvre au noir qui obtient, pour la première fois, le Prix Femina à l’unanimité. Parmi ses autres livres majeurs, citons Alexis ou le traité du vain combat (1929) ; Feux (1936) ; Nouvelles orientales (1938) ; Le coup de grâce (1939) ; Sous bénéfice d’inventaire (1962) ; Souvenirs pieux (1974) ; Mishima ou la vision du vide (1980) ; Anna, soror…(1981) ; Un homme obscur (1982) ; Le temps, ce grand sculpteur (1983)  ; En pèlerin et en étranger (1989) ; Le tour de la prison (1991), Sources II (1999).

Première femme élue à l’Académie française en 1980 et première femme dont l’œuvre a été publiée de son vivant dans la « Bibliothèque de la Pléiade » (1982), ses livres sont traduits en une quarantaine de langues et ont donné lieu à plusieurs adaptations cinématographiques remarquables. Marguerite Yourcenar est morte en 1987, aux États-Unis où elle vivait depuis 1939.

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